
C'est sous cette enseigne que mon grand-père a fait fortune. Elle est toujours la fierté de notre famille. En 1940, Grand-père eut l'idée de réquisitionner des jeunes soumis au travail obligatoire pour produire un vin destiné aux troupes Allemandes et à la Gestapo. Himmler avait même coutume de réclamer son verre de "Delagraffe!".
Cependant ce fâmeux nectar possédait déjà la vertu de rendre les gens aveugles. C'est comme cela que Grand-père reçut la légion d'honneur et la médaille militaire pour hauts faits de résistance à la libération.
C'est alors qu'il se prit d'amitié pour Paul Ricard et pour le jeune et dynamique Charles Pasqua, avec qui il organisa la French Connection. C'est ainsi qu'il put entrer en politique et devenir sénateur.

Tradition oblige, la population Messine danse îvre morte, comme chaque 23 septembre, pour fêter les célèbres Saintes Craffes.

La fanfare de l'usine interprétant le très émouvant "in memoriam Delacraffe", le jour des Saintes-Craffes (qui n'est d'ailleurs pas férié faudrait voir à pas trop déconner).

Pour tous ceux qui cherchaient absolument à la voir, voici la résidence de Philippe Delacraffe, fleuron de l'architecture Lorraine. N'hésitez pas à sonner si vous passez dans les parages, je ferai lacher les chiens avec plaisir.

Ouvriers STO sortant des pressoirs Delacraffe après seulement 15h de travail, avec la satisfaction du devoir accompli. Ceux qui arrivaient en retard étaient bien entendu fusillés sur le champ.

Ouvrier des pressoirs se dirigeant joyeusement vers leur lieu de travail, en chantant "le travail c'est la santé". L'épanouissement par le travail, en quelque sorte.

Voici la collection personnelle de ma famille, gardée précieusement dans un mémorial dédié à cette glorieuse époque. Si vous passez à la résidence, je vous ferai visiter.

Effectivement, je suis l'un des seuls hommes de lettres à avoir été reconnu de son vivant. Ici le collège Delacraffe, inauguré cette année par le conseil régional de Lorraine.

Ici Grand-père Delacraffe, le jour de la paye, offrant généreusement dix anciens francs à ses employés. (1942)

Ici Grand-père Delacraffe offrant une dégustation gratuite à de braves soldats assoiffés.